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Santé et bien être

Désertification médicale en zone rurale : pas de solution miracle mais des pistes..

Généralistes et spécialistes se font rares en zone rurale. Ce phénomène est devenu un véritable problème de santé publique. Il va encore s'accélérer du fait des nombreux départs à la retraite programmés. Mais comment faire pour y remédier ?

A la campagne, les médecins craignent l'isolement. Créer une maison de santé permet de se retrouver entre confrères. Ils peuvent ainsi se remplacer pendant les vacances et pour certains, passer à temps partiel. Les jeunes praticiens ont souvent des difficultés financières. Leur verser une prime à l'installation peut en convaincre certains de faire le choix d'une zone rurale pour leurs premiers pas en tant que médecins libéraux.

L'ordre des médecins et la réforme du système de santé

L'ordre des médecins propose, lui, de réformer le système de santé français en partant des territoires. Il demande d'agir dès les études de médecine, en fixant les médecins dans la région où ils ont fait leurs études. Le classement permettant de choisir le centre universitaire d'affectation et la spécialité serait régionalisé. Pour l'instant, c'est le numerus clausus qui est augmenté afin d'anticiper les départs en retraite. En 2017, presque 480 places supplémentaires sont créés soit une hausse de 11%. Des fédération d'usagers appellent à la mise en place d'un système contraignant. Mais lors de la dernière campagne présidentielle, aucun candidat n'a semblé vouloir s'engager dans cette voie, très impopulaire auprès des docteurs. En revanche, Mélenchon avait émis le désir de créer un corps de médecins fonctionnaires engagés pour une durée de dix ans. Ils seraient rémunérés pendant leurs études puis affectés dans les territoires en pénurie.

La technologie au service de la médecine

La technologie apporte également une solution partielle à ce phénomène de désertification médicale.
En effet, il existe désormais une cabine high tech capable de prendre la tension, de mesurer le rythme cardiaque, de peser le patient etc. Il s'agit donc d'une télésurveillance médicale. Mais elle ne peut pas remplacer un examen méticuleux accompagné d'échanges avec le corps médical. Elle n'est qu'une première approche. Les freins culturels et juridiques empêche pour l'instant le développement de cette alternative.